| Hussein-dey, ville industrielle |
Au début de ce siècle, Hussein-Dey, banlieue d'Alger est considérée comme une région à vocation plutôt maraîchère. Pourtant l'industrialisation de notre ville prend rapidement son essor avec l'expansion des MOULINS NARBONNE, des Etablissements BLACHERE et avec la "décentralisation" des ATELIERS DURAFOUR installés à Alger depuis l'année 1902. ATELIERS DURAFOUR 1902 - Création par André Durafour, ingénieur des Arts et Métiers, dans un atelier situé à Alger, de l'industrie algérienne de la construction métalique. 1913 - Installation d'un atelier à Hussein-Dey et réalisation des premières constructions importantes à ossature métallique: Hotel des postes, Préfecture, Galerie de France, Théâtre de l'Alhambra, etc... 1922 à 1939 - Création des ateliers de Bône en 1924. Nombreux et importants travaux réalisés : 160 ossatures d'immeubles (dont certaines dépassent 1000T), 50 caves coopératives, tabacoops, hangars pour Chambres de Commerces; gare de chemins de fer d'Oran, Bône, Sétif; installations d'usines, garages, bâtiments industriels et agricoles, silos, appareils de levage et manutention, etc... 1939 à 1960 - 1942 - Décès de Monsieur André Durafour. Son frère Louis lui succède à la tête de la société. Les ateliers Durafour ont progressivement modernisé et développé leurs installations, mis en service du matériel nouveau, adopté les techniques les plus modernes de leur spécialité et augmenté leurs moyens de manutention mécanique. |
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| Grève chez Durafour
en 1936 |
| Ets BLACHERE Créée
en 1889 (13 employés) la société Blachère
a été réalisée par Monsieur Auguste Blachère
rue Thiers à Hussein-Dey. Elle se composait d'un atelier de mécanique
et de chaudronnerie initialement spécialisé dans la réparation
des machines à vapeur. A compter de 1939, par rachat de la marque Recta, implantée également à H.Dey, un département hydraulique a connu un développement continu. Les pompes RECTA se sont révélées les mieux adaptées au pays. Les évènements précédant l'abandon de l'Algérie par la France ont eu pour conséquences la fermeture de la fonderie. Jamais nationalisée, la société n'en a pas moins été Algérianisée.
Minoterie NARBONNE C'est
en 1862 que Louis Gonzagues Narbonne alors âgé de 34 ans
se fixe à H.Dey. Leurs noms sont inséparables de l'Histoire d'Hussein-Dey.
L'AFRICAINE DES BOIS ET EMBALLAGES
L’usine « CARDINAL », comme nous l’appelions dans mon enfance occupait une très grande superficie qui partait d’une centaine de mètres en partant du passage à niveau de la gare en allant vers l’Est pour se terminer à la laiterie Juant, c’est-à-dire presque à l’orée de notre cimetière auquel faisait face l’authentique fort « Charles Quint » d’où le nom de rue. De l’autre coté elle longée la « La Route moutonnière ». À l’orée de la seconde guerre mondiale cette société, qui était la plus importante de France de fabrique de Bois & emballages, employait près de mille salariés (hommes et femmes). Historiquement, L’AFRICAINE DES BOIS, peut s’enorgueillir d’avoir courageusement héroïquement participer aux grèves de 1936. Le 26 juin, les policiers ouvrent le feu sur les grévistes et le sang fut versé. Il y eu morts et blessés tous des indigènes comme nous disions à l’époque. « L’affaire est grave, car les primeuristes, croix–de–Feu, exaspérés par la dissolution des ligues, utilisent des gangsters envoyés de Marseille Sabiani(3). Dix mille personnes se pressent à l’enterrement, derrière le Front Populaire, le Congrès Musulman, le Consistoire israélite, dans une protestation silencieuse qui frappe l’opinion. Le souvenir de ces grèves et de leur solidarité marque profondément les mémoires. Les nationalistes des deux communautés passeront sous silence l’événement. La gauche l’exaltera comme le premier pas dans la marche vers la décolonisation pacifique et fraternelle. La communauté musulmane en conservera envers la gauche un attachement qui survirera pour le meilleur et pour le pire. » autrement collection Mémoires « Alger 1860-1939 » page 155. J’avais treize ans en 1944, pour tout diplôme mon certificat d’étude primaire, quand je fus embauché dans cette belle manufacture très imposante. C’est donc huit années après les grèves de 36 que je fit connaissance avec certains ouvriers qui avaient participés à la grève et l’un d’eux, chef d’équipes à la chaufferie, ouvrant sa chemise me montrant la cicatrice transversale de son sein gauche me dit : tu vois ça c’est 36 ! il se dénommé Malou et demeuré à Leveyllé. Mais déjà les sombres jours de notre défaite avaient fait leurs œuvres. L’un des principaux associés, Monsieur Rostand avait repris du service comme pilote d’aviation et avait été abattu en mission au-dessus de l’Allemagne en 1940. Dès lors Cardinal périclita et malgré la fin de la guerre, n’ayant plus son principal actionnaire, elle ne pu reprendre sa splendeur d’antan. Jean Baus. (3) Premier adjoint au maire de Marseille, Georges Ribot, Sabiani est l'homme fort de la ville phocéenne et ne craint pas de s'associer aux caïds du "milieu" marseillais, Carbone et Spirito. |
| NOS INDUSTRIES LOCALES Voici un état succinct des principales industries locales |
| Etat des industries Entreprise
MAIA entreprise T.P Bâtiment cité Maia ..........................................................55
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