On doit à
un colon algérien, AVERSENG, l'utilisation industrielle du pamier-nain
qui, dans les premiers temps de la colonisation, constitua un obstacle
à la mise en valeur du sol.
Le palmier-nain en effet occupait les meilleures
terres du Tell et les colons durent en arracher les souches avant d'entreprendre
leurs labours et leurs ensemencements.
La préparation industrielle du crin
végétal consiste en un défibrage de la feuille qui
peut se faire avec un outil assez rudimentaire et en un cordage de la
fibre qui a pour effet de lui donner une frisure qu'elle conserve après
décordage. Après triage séchage et cordage on obtient
des longueurs de deux mètres. Le produit obtenu est un produit
analogue au crin animal. Il a l'avantage d'être inattaquable par
la vermine et son utilisation principale est la literie (en remplacement
de la laine dans les matelas), la sellerie, la bourrellerie et la tapisserie
où il donne de très bons rembourrages.
Le premier atelier de fabrication fut installé
à Toulouse en 1848 et pu produire 2000 tonnes par an.
Peu après, une industrie s'établissait en Algérie
et connaissait un rapide essor, la matière première était
abondante.
Aux environ de 1930 les exportations de crin végétal dépassaient
60.000 tonnes par an.
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