Le linge respire la propreté

Esprit de sel, planche à laver.

Sa cuisine sent bon les épices

Sa table est un petit délice

Elle fait chanter la nostalgie

En cuisant des plats d’Algérie.

Elle aime ses fils à l’infini

Pour elle, ils sont restés petits.

Elle distribue avec largesse

Tout son Amour et sa Tendresse.

Derrière les carreaux de l’hiver,

Elle songe aux souvenirs d’hier

Qui ont marqué son existence

De l’autre côté de la France.

Loin de la terre où elle naquit

Loin des voisin et des Amis,

Elle vit, solitaire, ses journées,

Emmitouflée dans son passé.

Dans sa cité de solitude,

Elle veut garder ses habitudes,

Mais ses voisines ne viendront plus

Chercher de l’ail, de la laitue.

Sa porte, ouverte sur l’amitié

Reste inutile sur le palier

Ici ne vient jamais personne

L’affection parle au téléphone.

L’exode a dispersé sa Vie

Et disloqué toute sa famille.

Sa maison est comme un hôtel

Depuis qu’elle n’a plus son « chez elle».

Mais elle conserve au long des jours

L’esprit Pied-noir et, pour toujours,

Son cœur respire en ALGERIE

Près de la tombe de son mari.

En hommage à toutes

les MAMANS pieds-noirs

nées sur ce sol perdu