Les historiens sont maintenant d'accord pour admettre que le “coup de l'éventail” donné par le Dey Hussein à notre consul Deval le 30 avril 1827 n'était qu'un prétexte. Cet affront fait à la France ne sera pas le détonateur de l'expédition de juillet 1830. De surcroît, déclencher presque trente ans après un conflit armé... les raisons sont autres.
1815, Napoléon est extradé à Sainte-Hélène, une île anglaise perdue au milieu de l'Atlantique, par les anglais, après sa dernière défaite à Waterloo, mettant de nouveau à genoux la France. Louis XVIII évitera de nouveau une guerre civile mais ramènera la prospérité dans la nation, épuisée par les guerres Napoléoniennes.
1819, le congrès d'Aix-la-Chapelle mandate les gouvernements français et britannique pour notifier au Dey d'Alger la volonté de l'Europe de voir supprimer la piraterie qui menaçait le trafic maritime en méditerranée.
1824, Charles X, frère de Louis XVIII lui succèdera et c'est donc sous son règne que débutera l'histoire de l'Algérie.
1827, en juin une escadre française partie de Toulon établit un blocus du port d'Alger ceci pour forcer le Dey à négocier. Ce blocus durera deux années et il coûtera fort cher à l'état français dont la Chambre et l'opinion publique commencent à s'émouvoir. Les pirates continuent malgré tout à capturer trois goélettes.
1829, Charles X reconnaît l'échec des négociations avec le Dey Hussein.